Ma façon de voir le monde

A 5 ans, j’aimais être sur le devant de la scène. Une vraie pipelette, qui osait dire ce qu’elle pensait, questionner le monde à voix haute et explorer tout ce qui l’entoure. J’aimais créer, j’aimais rêver.
Pourtant, à 20 ans, je tremblais en décrochant le standard téléphonique. Je pleurais après une altercation avec un client irrespectueux à l’accueil. J’étais terrorisée à l’idée d’être seule, alors même que je ressentais une profonde solitude en essayant de rentrer dans les cases, jour après jour.
La jeune fille qui dessinait des robes, inventait des scénarios de jeux et écrivait des nouvelles sur la base de ses cauchemars avait progressivement enterré ses ambitions de cœur pour une vie rationnelle, sécurisante par sa routine.
L’année de mes 30 ans a profondément changé ma perception des choses : et si tout ce que je croyais réel ne l’était pas ?
Chaque expérience a été une aventure qui m’a amenée jusqu’ici.
L’art et la littérature, la gestion d’entreprise, les relations interpersonnelles, le rapport à soi, l’entreprenariat, l’accompagnement, le deuil, l’ouverture sur le monde.
J’ai passé ma vie à vouloir éviter l’incertitude par le contrôle.
Maintenant, j’ai envie de jouer avec ces zones grises qui nous déclenchent tant.
Et je vous emmène avec moi, chères Corneilles ♥
Michèle