Quand tu attends depuis des années,
le monde peut attendre pendant trois jours.

Chère Corneille 🤎
J’ai rencontré des femmes incroyables cette année, et j’ai eu la chance d’avoir de très belles conversations avec elles.
Peu importe la conversation de base, cette phrase m’a été partagée par chacune d’elles à un moment où à un autre :
« j’ai envie de prendre du temps pour moi ».
Mais alors… pourquoi ce n’est qu’une envie ?
Il y a une chose qui est ressortie plus que les autres : le manque d’espace mental.
Il n’y a pas de pause. Et quand on trouve enfin un peu de temps pour revenir à soi, ce qui émerge, c’est… le vide.
Tu n’as pas besoin qu’on te tienne la main, tu sais déjà ce qu’il se passe au fond de toi.
Tu as besoin d’un espace où tu n’as rien à porter.

Alors je t’ouvre les portes d’une maison où cette fois, c’est toi qui passes en premier.
Un endroit où tu laisses ton masque dans le placard à l’entrée, peut-être même à côté de ton téléphone.
Quand toi tu attends depuis des années, le monde peut attendre pendant trois jours.
J’ai cherché la paix pendant un an, je pensais qu’elle viendrait toujours à l’étape suivante.
Quand je serai 100% authentique
Quand j’aurai des revenus stables
Quand je partirai en voyage
Quand j’aurai assez travaillé sur moi
Quand je serai acceptée telle que je suis

Et un jour, j’en ai eu franchement marre.
J’ai 30 ans. La vie, c’est maintenant.
Alors je me suis demandé ce qui me faisait réellement du bien, là.
Quand est-ce que mon cœur vibrait ?
La réponse n’était pas spectaculaire :

Écouter le silence sans qu’il ne soit perturbé.
Sentir ce qu’il se passe dans mon corps sans avoir à le justifier.
Oublier l’heure devant une infusion chaude.
Rire autour d’un repas que je n’ai pas eu à préparer.
Créer sans performer, juste parce que ça fait du bien.
Être écoutée sincèrement, sans avoir la sensation d’être redevable.

Et j’ai aperçu la lumière au travers d’une fissure, dans un mur que je croyais immuable.

J’ai envie de partager ça avec toi.
Si, en lisant ces lignes, tu as senti que cette maison pouvait être la tienne le temps d’un week-end, alors je t’y accueille, et je veille sur le feu.
Michèle